Séminaire : «L’économie sociale comme réponse à la crise? Capitalisme, territoires et démocratie»

Présenté par Jean-François Draperi, docteur en géographie et directeur du Centre d’économie sociale du Conservatoire national des arts et métiers (Cestes/Cnam, France), le séminaire « L’économie sociale comme réponse à la crise ? Capitalisme, territoires et démocratie » abordera principalement trois questions : les conditions et les formes de l’échange réciproque ; les relations entre les collectifs d’économie sociale et solidaire et les autres formes d’économie ; le projet contemporain de l’économie sociale et solidaire, afin de produire une théorie générale distincte du libéralisme.

Lors du séminaire qui aura lieu mardi le 24 février 2015, de 14h00 à 16h00 à l’UQAM, M. Draperi amènera les participants à s’interroger sur la possibilité de développer une économie moins inégalitaire et moins destructrice, qui renforcerait le lien social mis en péril par la concurrence économique exacerbée. Des questions sur le rôle du mouvement coopératif, riche d’une histoire bi-séculaire et d’une grande diversité. Est-ce que cette richesse peut-elle se révéler également une difficulté lorsqu’il s’agit de définir des objectifs et d’élaborer une stratégie ? De plus, comment s’opposer à la force d’un libéralisme qui tend à imposer la logique du capital financier ? En effet, celle-ci semble l’emporter tant sur l’entreprise publique que sur l’entreprise privée et sur celle de l’économie sociale. Enfin, comment favoriser une mobilisation citoyenne dans ce contexte ?

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Jean-François Draperi est aussi rédacteur en chef de la Recma/Revue internationale de l’économie sociale et ses travaux portent sur le mouvement coopératif et l’économie sociale et solidaire. Entre autres, il a publié Rendre possible un autre monde. Économie sociale, coopératives et développement durable (2005), L’économie sociale. Utopies, pratiques, principes (2005), Comprendre l’économie sociale. Fondements et enjeux (2007), Parcourir sa vie. Se former à l’autobiographie raisonnée (2010), L’économie sociale et solidaire : une réponse à la crise ? (2011), La République coopérative (2012). À l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri Desroche, il vient de faire paraître Henri Desroche. Espérer, coopérer, (s’)éduquer (2014), entièrement consacré à cet auteur et à son œuvre remarquable.

Date : Mardi 24 février 2015, de 14h à 16h

Lieu : UQAM – Pavillon Paul-Gérin-Lajoie (N) – N-7050

Inscriptions : crises@uqam.ca

Pour plus d’information : http://crises.uqam.ca

Le Concours québécois en entrepreneuriat – volet économie sociale

Comme chaque année depuis déjà 17 ans, le Concours québécois en entrepreneuriat mobilise un large réseau de partenaires afin de faire rayonner les initiatives entrepreneuriales dans tous les domaines.

Présentée par la Caisse d’économie solidaire Desjardins, la catégorie économie sociale s’adresse à des entreprises qui ont une gestion autonome, fonctionnent selon un processus de décision démocratique et défendent la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition de leurs surplus et de leurs revenus. Elles génèrent des revenus autonomes par la vente de produits et services à des individus ou à des sociétés ou encore au gouvernement, et ce, de façon significative.

Dans cette catégorie seuls les organismes à but non lucratif et les coopératives peuvent s’inscrire. Voir détails sur les règlements en cliquant ici. http://www.concours-entrepreneur.org/fr/creation-entreprise/reglementation/admissibilite

La date limite pour s’inscrire et déposer votre plan d’affaires est le 16 mars 2015. Détails : http://www.concours-entrepreneur.org/fr/inscription

Les plans d’affaires sont évalués en fonction des critères suivants :

  • l’analyse de marché;
  • le plan marketing;
  • le plan des opérations;
  • le plan de financement;
  • le profil entrepreneurial du ou des entrepreneurs;
  • l’appréciation globale du projet.

Le Concours met à la disposition des membres du jury et des participants la grille d’évaluation des projets – Création d’entreprise.

Pour connaître les responsables du Concours par région, consultez le lien suivant : http://www.concours-entrepreneur.org/fr/creation-entreprise/responsables-locaux-et-regionaux

Bonne chance!

L’étude de marché : où trouver l’information?

Nous recevons souvent au CEESQ des demandes d’information de futurs entrepreneurs au sujet de l’étude de marché, particulièrement sur comment et où trouver des données précises. Mais, avant d’y répondre…

Pourquoi une étude de marché?

L’étude de marché sert à définir un cadre de travail. Une étude de marché est un ensemble de techniques permettant de comprendre, de mesurer et d’analyser les comportements, les appréciations, les besoins et les attentes des clients potentiels, mais aussi des concurrents et de l’environnement entrepreneurial. Il aide aussi à mieux définir les produits ou services à offrir, à déterminer les besoins non satisfaits, à trouver de futurs partenaires ou collaborateurs, entre autres. Bref, l’étude de marché est indispensable pour apprécier la faisabilité du projet et offre des outils pour s’adapter rapidement au marché.

L’étude de marché sert aussi à s’approprier et à mieux comprendre les politiques et les règlements qui régulent le secteur d’activité, ainsi qu’à évaluer la mesure de l’investissement nécessaire au démarrage et, éventuellement, à déterminer les sources de financement potentielles pour lancer le projet.

Mais où trouver l’information?

Cette vidéo, faisant partie de la formation à distance « Lancement d’une entreprise d’économie sociale » vous propose quelques places pour débuter vos recherches. Bon visionnement!

Et après?

Il existe plusieurs organisations se partageant les missions de concertation, de soutien et de financement aux entreprises d’économie sociale. Chaque région, chaque localité est représentée par l’une ou l’autre de ces entités. Les entrepreneurs collectifs devront les approcher, d’abord pour vérifier si leur projet répond aux priorités locales et ensuite, pour avoir accès aux différentes aides.

Nous énumérons ici les plus importantes dont : les Pôles régionaux de l’économie sociale qui ont pour rôle de promouvoir l’économie sociale et de favoriser la concertation et le partenariat entre les intervenants. Le Réseau des 55 Sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC) qui compte aussi 10 Centres d’aide aux entreprises (CAE). Et finalement, les Centre locaux de développement (CLD) présentes dans toutes les régions du Québec et les Corporations de développement économique et communautaire (CDEC) à Montréal

D’autres organisations de soutien, tels les coopératives de développement régional (CDR), les groupes de ressources techniques (GRT) et les organisations de la finance solidaire, contribuent également à l’ancrage de l’économie sociale dans le développement local et régional.

L’innovation sociale en contexte d’austérité : appel à communications

Le Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) organise le colloque « L’innovation sociale en contexte d’austérité » qui se tiendra dans le cadre du congrès de l’ACFAS les 26 et 27 mai 2015 à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Dans le cadre de cet évènement, les organisateurs invitent la communauté scientifique à soumettre des propositions de communication sur la place et les objectifs de l’innovation sociale ainsi que de ses effets possibles dans ce nouveau contexte et, plus particulièrement, sur les questions suivantes :

  • Quels sont les impacts des politiques d’austérité sur la capacité des acteurs de la société civile à formuler et résoudre les problèmes sociaux ? Quels rôles peuvent jouer l’économie sociale, le secteur public, le secteur communautaire et les acteurs territoriaux ?
  • Le contexte de l’austérité génère-t-il une nouvelle vague d’innovations sociales au Québec et ailleurs ? Dans quelle mesure ces innovations sont-elles positives ?
  • Que peut-on apprendre des initiatives qui ont récemment eu lieu en Europe ? En Amérique latine ? Ailleurs ?
  • Quelles sont les actions menées par les acteurs sociaux afin d’accroître leur capacité à assurer le bien commun et la qualité de vie des citoyens ?
  • Comment poursuivre le développement des territoires malgré la suppression ou la « réorganisation » d’organisations qui ont été au cœur du leadership local ? Est-ce qu’il y a des formes de résilience qui peuvent se développer différemment selon les configurations socioéconomiques des territoires ? Entre milieux urbains et zones rurales par exemple ?

La date limite pour soumettre une proposition de communication est les 16 février 2015.

Pour plus d’information, consultez l’appel à contributions.

Vérification juridique, dites-vous?

Une fois par année, au moins, les dirigeants d’entreprises d’économie sociale procèdent à la vérification comptable. Avez-vous déjà envisagé de faire faire une vérification juridique? Nous avons demandé à Danielle Larose, avocate/médiatrice, conseillère en gestion juridique des entreprises collectives de nous expliquer pourquoi la vérification juridique est importante. Voici sa réponse :

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À l’instar du comptable qui joue un rôle primordial dans la saine gestion financière, le conseiller juridique, peut assumer également un rôle important. Il est un guide dans l’orientation des bonnes pratiques juridiques auprès des entreprises d’économie sociale.

Une vérification de base permet de réduire les risques en présentant un portrait clair de l’entreprise. Elle peut être faite à différentes étapes du développement votre organisation.

Le but de la vérification juridique peut permettre aux dirigeants de consolider la gouvernance (règlements généraux, convention des membres, règles de régie interne) ou de connaître les enjeux juridiques liés au développement des affaires (négociation, rédaction contrat avec fournisseurs ou clients, conformité légale des opérations) ou à la gestion des ressources humaines (contrat d’embauche, gestion des conflits, rédaction et négociation d’un règlement de départ).

La vérification juridique fait partie de la gestion du risque. Elle vous permet de faire les modifications nécessaires suite à des changements survenus dans les règlements ou des lois applicables dans votre secteur d’activités. Une fois par année, il peut donc s’avérer utile et pertinent de faire le tour des responsabilités et des engagements que vous avez envers vos fournisseurs, vos clients, vos employés ou l’administration publique. Vous pourrez ainsi prévenir des réclamations ou du moins être prêt à y répondre.

Au terme de la vérification, le conseiller juridique pourra formuler des recommandations et des mesures requises pour mettre en œuvre une meilleure pratique de gestion des aspects juridiques de votre entreprise collective.

 

Danielle Larose, avocate/médiatrice

Conseillère en gestion juridique des entreprises collectives

www.laroseavocate.ca

 

Partir une entreprise d’économie sociale en 2015? Pourquoi pas!

Grâce à la formation à distance offerte par le CEESQ, vous pouvez développer votre projet à votre rythme avec l’assurance d’avoir un accompagnement personnalisé et surtout flexible, car c’est vous qui déterminez l’horaire !

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Pour plus d’information : Lancement d’une entreprise orientée vers l’économie sociale

Pour nous rejoindre : info@ceesq.com / 514-570-1667